L’application des connaissances : mythes et réalités

Quand j’ai commencé comme courtière de connaissances, un petit sourire se dessinait souvent sur mes lèvres à voir la réaction de mes proches alors que je tentais de leur expliquer ce que je faisais dans mon travail.

2020-07-08

Dire que « je travaille dans les connaissances » n’est pas toujours la façon la plus sage d’expliquer le besoin de l’application des connaissances (AC).

Vous voyez, quand j’ai fini mes études, j’ai décidé, intentionnellement, de « faire » de la théorie en me lançant dans le travail de première ligne. J’étais frustrée de la réalité que beaucoup de connaissances qu’on nous enseigne à l’école restent tout simplement dans la salle de classe. Cela s’est confirmé lorsque j’ai travaillé en première ligne dans un refuge pour femmes. J’ai malheureusement découvert que la plupart de la théorie que j’avais apprise à l’école n’était pas mise en place dans les refuges! Et là, mes amis, se trouve l’exemple parfait d’application des connaissances.

En un mot, l’AC, c’est le pont qui relie les deux mondes : les connaissances et l’action.

Le « Guide de l’innovation à l’application (I-A) » de la CSMC explique l’AC ainsi: «La recherche démontre qu’il existe un intervalle considérable entre le moment où se créent de nouvelles connaissances et celui où elles sont mises en application, c’est-à-dire transposées. Le domaine de l’application des connaissances s’est développé pour pallier cette situation.»

Croyez-moi, il nous a fallu tâtonner beaucoup pour mieux comprendre ce que l’AC est véritablement et pourquoi nous en avons besoin. Voici quelques conseils glanés au cours de mes études qui séparent les mythes de la réalité.

Mythe n1:

L’AC, ce n’est que pour les chercheurs universitaires.

Réalité:

Tout le monde peut se servir de l’AC! L’AC est un outil très utile qui sert de pont partant des connaissances pour influencer la pratique.

Les participants au programme SPARK ont bien illustré l’AC de par leurs différents projets. Qu’il s’agisse de créer un groupe de soutien pour les mères musulmanes venant d’arriver ou de travailler vers des stratégies plus efficaces pour aider les joueurs, leur travail montre bien la diversité de l’AC.

En bref, l’AC est sortie du strict monde universitaire pour s’occuper de plusieurs liens dans notre société. Qu’il s’agisse de partager les connaissances autochtones, d’utiliser l’expérience des personnes qui vivent avec un problème ou une maladie mentale pour déclencher un changement dans le système, ou de réfléchir aux façons dont les familles peuvent s’impliquer dans le traitement d’un proche, on voit bien que l’AC ne s’arrête pas à la pure recherche académique.

Mythe n2:

L’AC ne sert qu’au domaine de la santé.

Réalité:

L’AC peut servir dans de nombreux domaines et disciplines. L’AC nous invite tous à traduire des connaissances très utiles en pratique afin de déclencher un changement transformateur. Par exemple, les participants au programme SPARK se sont attaqués à différents sujets, comme l’industrie des prisons et du correctionnel, ou encore de nouvelles méthodes pour former des champions dans des communautés marginalisées. Leurs idées se sont inspirées du souhait de transformer les populations avec lesquelles ils travaillaient.

Mythe n3:

L’AC ne sert qu’à satisfaire aux exigences de demande de subvention

Réalité:

L’AC ne se limite pas aux évaluations et aux demandes! L’AC peut servir de nombreuses façons : dans l’organisation de la communauté, dans l’amélioration des services et politiques des organisations, etc. Le mieux est de ne pas oublier que l’AC transforme les connaissances en action. Si l’on pense à l’AC ainsi, on peut pratiquement appliquer ce processus à tout projet qui doit passer de la théorie à la pratique. L’AC, c’est « pratiquer des connaissances », et moins « montrer comment vous incorporerez les connaissances ». Que ce soit bien clair, nous adorons les demandes de subventions! Mais l’AC ne s’y restreint pas.

Maintenant que vous en savez un peu plus sur l’AC, qu’est-ce qui vous empêche de l’utiliser dans votre travail?

Elizabeth Peprah est actuellement étudiante en doctorat de services humains et sociaux, avec une spécialisation en intervention communautaire et leadership à l’Université Walden. Elle détient une maîtrise en études sur les femmes et les genres de l’Université Carleton, où elle a fait des recherches sur le lien entre la santé mentale et le traumatisme résultant d’une agression sexuelle. Elizabeth a de plus découvert l’importance de services adéquats de santé mentale pour les femmes prises pour victimes lorsqu’elle a travaillé dans un programme résidentiel en cas de libération sous condition à la Société Elizabeth Fry d’Ottawa. Elle écrit des articles de blogue sur la violence de genre pour serwaaspeaks.com et est courtière en connaissances à la CSMC depuis janvier 2020.

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